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Scolarisation

L’effort de scolarisation est évident au Togo; néanmoins, le taux d’alphabétisation reste relativement faible: 69% pour les hommes et 38% pour les femmes (Unicef 2005). Le taux de scolarisation à l’échelon primaire est de 85% pour les garçons et 72% pour les filles alors qu’au niveau secondaire il est respectivement de 52% et 26%.

La scolarisation en milieu rural est nettement inférieure à celle des agglomérations urbaines: 55% / 66.7% pour les filles et 77.2% / 87.2% pour les garçons.

La fréquentation et le succès scolaire sont plus élevés dans les milieux nantis disposant p. ex. d’un encadrement extérieur et d’un raccordement au réseau électrique.

Il conviendrait notamment d’éviter les activités rémunératrices des enfants, pour leur permettre de consacrer le temps nécessaire à leurs études.

La scolarisation et l’éducation en milieu familial sont les meilleurs moyens pour lutter contre la maltraitance et le trafic des enfants (Unicef 2005). Une tradition africaine consiste à placer les filles et les garçons - de six à quatorze ans - comme domestiques en ville, les «petites bonnes» et les «boys».

Ce phénomène s’est beaucoup aggravé ces dernières années; il est provoqué par:

- la pauvreté, raison majeure, qui pousse les familles, surtout en milieu rural, à recourir à tous les moyens pour accroître leur revenu;

- les trafiquants d’enfants «promettant» une instruction et une formation professionnelle à l’étranger ou en  ville;

- l’ignorance des enfants et de leurs parents;

- le sida, les enfants sont doublement victimes: orphelins ou soutiens de famille à la suite du décès des parents et victimes du sida, ils deviennent la proie facile des trafiquants (Human Rights Watch, rapport du 01.04.2003).

Les enfants se retrouvent alors confrontés à des situations très difficiles: employés ou vendeurs sur les marchés, ils sont relativement bien traités; comme main-d’œuvre agricole ou dans les mines, ils sont soumis à des travaux très lourds et inadaptés à leur âge pour des salaires de misère (Care international, rapport 2004).   

A cela s’ajoute l’exploitation forcenée de filles souvent très jeunes, traitées comme esclaves, voire soumises à des sévices et à la prostitution (ECPAT International, bulletin information n° 34/2001).

L’encadrement et la scolarisation d’un enfant en milieu familial coûtent environ 50 francs suisses par an.

Les sœurs hospitalières aident aujourd’hui prioritairement quelque 300 enfants pauvres ou orphelins grâce aux contributions de généreux donateurs, tout en contribuant temporairement au financement des enseignants bénévoles (non rémunérés par l’Etat) indispensables au fonctionnement des écoles primaires. De plus, l’IHNDC participe au financement des études d’une septantaine d’élèves fréquentant des écoles secondaires et  des lycées. A cela s’ajoutent des aides accordées à une trentaine d’apprenti(e)s.